mardi 20 septembre 2011

faut plus laver le linge, ça pollue !!!!!

Nos machines à laver le linge polluent les océans !!!

Des scientifiques ont montré que les microparticules qui flottent dans les océans proviennent des eaux issues de nos lave-linges...

On a beau utiliser de la lessive écologique ou laver à froid,  nos lave-linge ont quand même des conséquences néfastes pour l’environnement. Une équipe de scientifiques anglo-saxons a publié le 6 septembre, dans le journal Environmental science and technology, le résultat d’une étude démontrant qu’une grande quantité de microfibres textiles échappent à la filtration des machines et des stations d’épuration, et finissent par polluer les océans.

Polyester, acrylique et polyamide finissent dans l’estomac des poissons

Les analyses réalisées par les biologistes sur les micro-plastiques retrouvés dans les sédiments de 18 rivages différents sur six continents ont mis en évidence la présence de fibres textiles, particulièrement dans les zones densément peuplées. Au Portugal et au Royaume-Uni, la quantité de microfibres dans les sédiments est particulièrement élevée: les chercheurs y ont trouvé 56% de polyester, 23% d’acrylique, 7% de polypropylène, 6% de polyéthylène et 3% de polyamide.
Les scientifiques ont ensuite lavé un seul vêtement pour analyser l’eau qui sortait de la machine. Résultat: plus de 1.900 microfibres se sont échappées. Pour chaque lessive, ce sont plus de 100 fibres par litre d’eau qui partent dans les canalisations. Les scientifiques assurent que le problème pourrait être réglé en améliorant le filtrage en sortie des lave-linge ou en adaptant les stations d’épuration à ces débris microscopiques, de moins de 1 mm. Privilégier des vêtements en fibres naturelles, comme le coton, permettrait aussi d’éviter de propager des résidus plastiques dans les océans.
Les microparticules de plastique qui flottent dans les océans s’immiscent dans la chaîne alimentaire, contaminant le plancton et les animaux qui s’en nourrissent. Elles seraient également responsables d’une pollution invisible aux PCB (polychlorobiphényles), qui rend les poissons contaminés impropres à la consommation.

mardi 23 août 2011

Le guide des fournitures scolaires écologiques !!!

Alors que les rayons de grandes surfaces débordent de cartables, de cahiers et de stylos en tout genre, l'Ademe lance son guide des fournitures scolaires saines. De quoi vous aider à vous y retrouver en magasins...

 

Qu’on se le dise, les études menées sur la pollution de l’air dans les écoles montrent que la concentration des polluants est plus importante dans les classes qu’à l’extérieur ! (source Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur)

Les facteurs en cause sont, entre autres, les fournitures scolaires utilisées en classe dont certaines contiennent des produits nocifs pour la santé : solvants, métaux lourds, conservateurs… qui peuvent se retrouver dans l’air respiré par les enfants. Inquiétant lorsqu’on sait qu’une mauvaise qualité de l’air peut avoir des effets néfastes sur la santé : maux de tête, irritations des voies respiratoires, des yeux et de la peau, hyperactivité…

Afin d’éviter un vent de panique avant la rentrée scolaire, l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) Aquitaine, le Conseil Général des Jeunes de Gironde et l’association Habitat Santé Environnement (HSEN) ont décidé de créer le cartable sain. Le but ? Apprendre aux parents à repérer les signes, les logos et arguments qui ont une légitimité environnementale ou sociale et qui garantissent l’effet recherché.

Pour bien acheter et être sûrs des performances des produits, des écolabels officiels existent sur bon nombre de fournitures scolaires. Ils garantissent la qualité du produit, son faible impact sur l’environnement et limitent l’utilisation de produits toxiques. Ce sont les écolabels officiels (écolabel européen, NF environnement, Ange Bleu, Nordic Swan) et d’autres labels utiles comme FSC et PEFC (gestion durable des forêts), Okotest (certifie l’absence de produits toxiques) ou encore Boucle de Moebius (précise le taux de matières recyclées utilisées).

Vous trouverez dans ce guide de nombreux conseils d’achat. Nous en avons sélectionné quelques-uns :
Choisir des cahiers brochés ou à spirales plutôt que collés.
Utiliser des colles sans solvant, à base d’eau ou végétale.
Acheter des crayons en bois, non vernis et des stylos en matière recyclée et de préférence rechargeable.

La gomme sera en caoutchouc, non parfumée, non teintée et sans PVC.
Choisir des feutres à l’eau, lavable, sans odeur ni parfum, sans paillette ni brillance.
Préférer les correcteurs secs et rechargeables aux correcteurs liquides remplis de solvant.
Choisissez des matières durables bois et métal pour tout matériel de bureau (règle, taille crayon…).
Acheter en priorité des papiers labellisés et/ ou recyclables.
N’hésitez plus à télécharger le guide complet ou juste un mémo à glisser dans la poche avant d’aller acheter les fournitures scolaires sur le site www.moncartablesain.fr

Allez voir le dossier de NEOPLANETE spécial rentrée écologique

Alexia Decarme

Des produits toxiques dans les vêtements de 14 grandes marques !!!

SANTÉ - Greenpeace a trouvé parmi les échantillons de vêtements de grandes marques, comme Adidas, Lacoste, Ralph Lauren, des traces d'éthoxylates de nonylphénol, un perturbateur hormonal...

 

Des traces de substances chimiques toxiques susceptibles de porter atteinte aux organes de reproduction des êtres vivants ont été détectées dans des produits de quatorze grands fabricants de vêtements, a annoncé Greenpeace mardi à Pékin.

Parmi les marques mises en cause par l'ONG de défense de l'environnement figurent Adidas, Uniqlo, Calvin Klein, Li Ning, H&M, Abercrombie & Fitch, Lacoste, Converse et Ralph Lauren. Greenpeace a acheté dans 18 pays des échantillons de vêtements de ces marques, fabriqués notamment en Chine, au Vietnam, en Malaisie et aux Philippines. Puis elle a soumis ces textiles à des analyses.

«Des éthoxylates de nonylphénol (NPE) ont été détectés dans 2/3 de ces échantillons», a expliqué dans une conférence de presse à Pékin Li Yifang, en présentant le rapport «Dirty Laundry 2 (Linge sale)». Les éthoxylates de nonylphénol (NPE) sont des produits chimiques fréquemment utilisés comme détergents dans de nombreux processus industriels et dans la production de textiles naturels et synthétiques. Déversés dans les égouts, ils se décomposent en nonylphénol (NP), un sous-produit très toxique.

«Le nonylphénol est un perturbateur hormonal», a souligné Mme Li, en précisant qu'il pouvait contaminer la chaîne alimentaire et qu'il s'accumulait au sein des organismes vivants, menaçant leur fertilité, leur système de reproduction et leur croissance. «Ce n'est pas seulement un problème pour les pays en développement où sont fabriqués les textiles», a insisté Li Yifang. «Etant donné que des quantités résiduelles de NPE sont relâchées quand les vêtements sont lavés, ils s'insinuent dans des pays où leur usage est interdit».

Le mois dernier, Greenpeace a rendu public «Dirty Laundry», un précédent rapport qui montrait comment les fournisseurs des grandes marques textiles empoisonnaient l'eau de certains fleuves chinois avec leurs rejets chimiques.

A la suite de cette publication, les marques Puma et Nike se sont engagées à éliminer de leurs processus de fabrication toute substance chimique toxique d'ici à 2020. En revanche Adidas s'est borné à un «communiqué vague, sans engagement de sa part», selon Mme Li.

AFP 2011